Choisir son couteau de poche, trois points déterminants

Petites lames, moyennes lames, lames dentelées et lames lisses, couteau pliant à une seule lame, couteaux multi-outils… Une chose est certaine : l’offre de couteaux de poche est abondante. Et tenter de désigner le modèle ou la marque idéale est difficile, tant les fabricants rivalisent d’innovation et de technologies.
À défaut de dresser une liste des critères à cocher pour bien choisir son couteau de poche, Bouticoupe.fr vous propose ce petit guide informatif, utile pour savoir quel type de lame il vous faut !

Nombre de lames

Quand on parle de couteau de poche, on imagine généralement le couteau à lame pliante qui peut prendre un design du plus classique alliant acier et bois, au plus offensif avec une poignée très élaborée en caoutchouc et une décoration camouflée…  Il existe pourtant d’autres types de couteaux de poche classés selon le nombre de lames dont ils sont dotés. On distingue notamment les couteaux de poche :

   • À une seule lame

Décliné dans un éventail de dimensions, styles et matériaux, le couteau pliant à une seule lame séduit par sa simplicité et ses proportions généralement contenues. Leur principal avantage étant un mécanisme d’ouverture et de verrouillage particulièrement robuste, donc sûr, en raison du nombre restreint de composants. S’ils sont assez polyvalents pour les découpes courantes, ils deviennent moins intéressants pour effectuer des tâches plus pointilleuses comme scier et tailler le bois, par exemple.  

    • Multi-lames

Disposant d’au moins deux lames et jusqu’à quatre lames le couteau permet aux aventuriers comme aux bricoleurs d’avoir la possibilité d’adapter le type de lame utilisé en fonction de la tâche à effectuer, à travers un seul outil, les différentes lames articulées à une même poignée pouvant être ouvertes et utilisées une à une sans avoir à changer de couteau. Si la plage d’utilisations s’en retrouve élargie, la résistance et la durabilité du couteau en prend forcément un coup, particulièrement si on l’utilise intensivement.

    • Multi-outils

Il arrive parfois qu’au cours d’une expédition, vous ayez besoin d’autre chose qu’une lame et c’est pour répondre à cela qu’a été conçu le couteau de poche multi-outils, appelé aussi génériquement « couteau suisse ». À l’origine, ce couteau a été mis au point pour équiper les soldats sur le terrain, où une lame seule ne peut pas satisfaire tous les besoins. On plus d’une lame tranchante, il possède un tire-bouchon, une petite scie, un cure-dent, une pincette, un ouvre-boîte, une lime à ongles, des ciseaux… Cela peut aller de trois à plusieurs dizaines d’outils regroupés sur le couteau quoiqu’au-delà sept, le couteau peut devenir encombrant et donc moins pratique à porter sur soi.

Longueur de lame

Toujours selon l’usage prévu, mais aussi pour le confort à l’utilisation, la longueur de la lame est très importante. Petites, moyennes et longues lames offrent des avantages et présentent également des inconvénients à connaître pour choisir ce qui convient le mieux.

   • Lames de moins de 7 cm

Bien qu’ils soient généralement moins solides ne laissent que peu de choix d’utilisations, puisqu’ils sont principalement réservés aux tâches domestiques courantes et excluent d’office l’utilisation tactique ou en milieu extrême, la détention comme le port de couteaux de poche à très petites lames est légal quasiment partout. Avec une lame de moins de 7 cm, vous êtes pratiquement sûr de ne transgresser aucune loi !

   • Lames de 7 à 10 cm

La longueur la plus répandue. Le couteau pliant à lame moyenne est assez petit pour être glissé dans une poche et être transporté partout, mais suffisamment grand pour s’adapter à différentes applications. Le seul inconvénient connu pour ces couteaux qui se montrent maniables et multi-usage, c’est qu’ils sont considérés comme des armes par certaines législations. Dans tous les cas, renseignez-vous sur les lois de votre région avant de vous promener avec ce type de couteau.

   • Lame de plus de 10 cm

Surtout destinés à l’auto-défense, les couteaux pliants à longue lame dispose des mêmes atouts que les couteaux droits, à la différence qu’on peut les replier et donc, les transporter plus discrètement. Toutefois, plus la lame est longue, plus le poids du couteau et son encombrement seront contraignants pour le transport. De plus, les couteaux à longues lames sont interdits par la loi dans certains pays.

Tranchant de la lame

Pendant plusieurs siècles, les couteaux pliants présentaient exclusivement une lame à fil lisse. Mais depuis quelques décennies, la lame dentelée a fait son apparition et s’est vite imposée comme un must-have.  L’une comme l’autre se valent selon le type de coupe à réaliser, à savoir une coupe de poussées (pousser le couteau à travers quelque chose) ou une coupe de tractions (tirer le couteau sur quelque chose afin de le couper).

   • Lame lisse

C’est l’idéal pour les coupes de poussée en ce sens qu’elle permet une coupe franche et bien nette. La lame lisse est aussi plus facile à entretenir, car ses bords lisses sont relativement plus faciles à aiguiser, vous dispensant de devoir à chaque fois solliciter un professionnel pour l’affûter. Le plus grand reproche qu’on peut lui faire, en revanche, c’est son incapacité à  « scier », ce qui exclut de fait le travail des matières dures (bois) et fines (corde).

   • Lame dentelée

La lame dentelée permet d’amorcer et d’approfondir progressivement la coupe sur les matériaux les plus coriaces, les dentures exerçant une pression plus élevée par unité de surface. C’est donc l’idéal pour la coupe de traction. Toutefois, les coupes exécutées avec une lame dentelée présentent généralement des écorchures et c’est sans mentionner l’affûtage qui est loin d’être portée de tout le monde. Pour redonner son tranchant d’origine à la lame, un retour à l’usine est souvent requis.

   • Lame semi-dentelée

Astucieux mariage des deux types précédents, la lame semi-dentelée propose un fil lisse sur une partie et des dentures sur une autre, permettant d’en adapter l’utilisation selon qu’on doit faire une coupe de poussées ou de tractions. Parmi les inconvénients à relever, il y a néanmoins cette même difficulté d’aiguisage qu’avec la lame entièrement dentelée et les petites bavures que la partie dentée peut laisser en coupant. 
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