Le katana dans tous ses états
 
Le katana est un sabre d’une si grande puissance que son maniement requiert une parfaite maîtrise. C’est pourquoi l’enseignement des arts d’escrime japonais se fait avec des substituts qui recréent fidèlement ses performances d’utilisation, en écartant toutefois les risques de blessures.

 
Le iaito est une réplique fidèle du shinken (katana tranchant) à la différence que sa lame faite de zycral (alliage d’aluminium et de zinc) n’est pas affilée. Le reste des éléments composant le katana y est présent, et ce, avec une qualité équivalente (fourreau, garde, poignée en bois ornée d’un cordage de coton ou de soie tressé…). Ce sabre d’entraînement à lame métallique non tranchante est principalement utilisé dans les écoles d’iaïdo et iaïjutsu.
Appelé bokuto au Japon, le bokken est la version en bois —chêne, néflier, buna, yuzu ou ébènes — du katana dont il imite les proportions, les formes (avec ou sans garde) ainsi que les sensations à l’utilisation. Le choix de l’essence de bois est déterminé par la dureté, la densité, le grain et la texture des fibres pour procurer la meilleure résistance aux chocs. Bien que non tranchant et donc idéal à l’entraînement, le bokken n’en est pas moins une arme intrépide que les pratiquants de kendo, d’aïkido et de iaïdo, entre autres, mettent à l’honneur dans leurs katas et combats.
Le shinai est formé par quatre lattes de bambou assemblées et attachées par deux gaines de cuir — l’une placée à la pointe (sakigawa) et l’autre positionnée environ au tiers supérieur (nakayuki) —  reliées par le tsuru,  fil parcourant la longueur du shinai et dont la tension est assurée par un système de nœud intégré au manche recouvert de cuir. La partie opposée au tsuru représente le  « tranchant » avec lequel il faut toucher l’adversaire. Non coupant et très souple, le shinai se prête à l’entraînement et plus précisément, aux exercices de  vitesse et de frappe dans le cadre du kendo.
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